La Remise du Cinq est un lieu qui n'est plus disponible pour des  activités de l'Association LE CINQ.

Des activités diverses et des expositions se poursuivent désormais uniquement au N°5   quai des Escoussières à Rabastens.


A la Remise du Cinq, du 10 février au 8 mars 2013

En partenariat avec l'ARPE

La Biodiversité en Midi Pyrénées


En faisant redécouvrir la richesse, la beauté et l'utilité de la biodiversité, cette exposition souhaite vous inspirer un mélange d'étonnement, d'admiration, de profond respect et de responsabilité à l'égard de l'environnement naturel et de ses multiples composantes.
D'une grande esthétique, elle présente des visuels étonnants, zoomant du plus petit animal jusqu'à la magnificence incontestée des paysages régionaux.

 

27 panneaux sont proposés, ils privilégient le visuel et l'interpellation autour de 5 univers :

 

  • La biodiversité à travers ses grandes notions
  • La biodiversité à travers ce qui nous entoure
  • La biodiversité à travers nos ressources
  • La biodiversité à travers nos pratiques
  • La biodiversité dans l'avenir

 

 Pour plus de renseignements, contactez le Cinq au 06 16 33 42 84 ou au 09 66 02 00 77.

La biodiversité à travers ses grandes notions

La vie a besoin de composants et d’un support pour se développer :

L’eau est son constituant essentiel, le sol fournit les minéraux et la matière organique, l’air apporte notamment l’oxygène.

Ces trois milieux abritent les différentes formes de vies qui s’y développent grâce à l’énergie que fournit, directement ou indirectement, le soleil.

Chaque fois que l’on touche à l’un de ces éléments fondamentaux, c’est la vie dans son ensemble qui régresse.

La vie évolue grâce à ses réserves génétiques :

Lors d’un changement dans leur milieu de vie, certains individus d’une espèce survivent et transmettent leur patrimoine génétique, adapté à ce changement, à leurs descendants : c’est la sélection naturelle.

Cette capacité d’adaptation garantit la survie d’une espèce.

Détruire des espèces ou leurs milieux de vie de manière rapide et brutale, c’est supprimer irréversiblement des potentialités futures à s’adapter.

Un seul être vous manque et tout est... déséquilibré

 

Pour se reproduire, se nourrir, se défendre… tous les êtres vivants sont en relation permanente entre eux et avec leurs milieux de vie. Certains s’exploitent, d’autres s’entraident, mais tous sont interdépendants.

L’abeille pollinise le cerisier, le renard mange le mulot, le gui parasite le peuplier et l’Homme bénéficie de la plupart des espèces… alors si l’une d’entre elles venaient à disparaître, l’humanité en subirait également les conséquences.

Sur le sol, tout commence et tout finit...

 

Les végétaux, animaux et champignons décomposeurs recyclent la matière organique pour la mettre à disposition des végétaux qui y développent leurs racines, pour être ensuite nourrir des animaux… et voila enclenchée la chaîne alimentaire !

Le sol est un maillon essentiel.

C’est un milieu fragile menacé par les activités humaines : pratiques agricoles intensives, constructions, pollutions, déforestation…

La biodiversité à travers ce qui nous entoure

Admirées ou mal aimées, toutes les espèces méritent notre attention

Les attachantes, comme l’Isard des Pyrénées ou les emblématiques, comme la Tulipe sauvage, sont appréciées de tous.
En revanche, avons-nous le même regard sur les vautours, les araignées et les mauvaises herbes qui envahissent les jardins ?
Toutes ces espèces ont leur place et sont pour certaines protégées par la loi !
« Redoutées » ou « remarquables » toutes ces espèces font la richesse de la biodiversité de Midi Pyrénées.

Les milieux naturels de Midi-Pyrénées : A chaque milieu ses particularités...
Midi-Pyrénées est situé au carrefour des quatre régions biogéographiques atlantique, alpine, méditerranéenne et continentale. Cet emplacement privilégié lui confère une mosaïque de milieux naturels riches et variés. Mais qu’est-ce qu’un milieu naturel ? 
Un milieu naturel est, de façon simplifiée, un lieu de vie dans lequel évolue un certain nombre d’espèces. Chaque milieu est défini par des caractéristiques physico-chimiques et des éléments naturels spécifiques et correspond à des espèces animales, végétales et fongiques particulières ainsi qu’à des conditions climatiques bien précises.

Regarder un paysage, c’est voir notre empreinte sur la nature.

Les paysages d’aujourd’hui résultent d’un subtil mélange des éléments naturels et des activités humaines. Véritables livres d’Histoire, ils racontent la vie passée et actuelle : terrasses, champs, bâtiments, voies ferrées, carrières…

Les paysages renseignent sur l’écologie, la géographie, l’économie, la culture, l’Histoire et la vie sociale d’un lieu !

En créant une haie, en entretenant une prairie, en cultivant un jardin, nous favorisons une mosaïque de paysages et donc la biodiversité.

La biodiversité à travers nos ressources

La biodiversité nourrit l'humanité

Le porc noir gascon, le haricot tarbais…
Historiquement, ces espèces locales ont été sélectionnées pour leur adaptation au territoire et portent d’ailleurs le nom de leur terroir.
Elles représentent un trésor génétique et culturel à préserver.

Pour des raisons commerciales, l’Homme a sélectionné un nombre restreint d’espèces correspondant à des standards. Par ces méthodes, il appauvrit le patrimoine génétique qui garantit l’adaptation de ces espèces aux changements et efface, dans le même temps, l’identité de ses territoires.

Les plantes sont la plus vieille médecine du monde

C’est à la nature la plus ordinaire que nous devons les médicaments les plus communs : l’aspirine est issue, à l’origine, des feuilles de saule, le sirop pour la toux de l’hélicidine à base d‘escargot…

La recherche des médicaments de demain s’appuie en grande partie sur les végétaux et les insectes.

La pharmacie de la nature nous cache encore bien des secrets. Chaque espèce qui disparaît nous prive peut-être d’un futur remède.

La nature sait purifier l'eau

Grâce aux microorganismes et aux végétaux, les zones humides, les cours d’eau, agissent comme des épurateurs des milieux. L’Homme s’inspire de ces mécanismes naturels, en utilisant ce même type de bactérie pour digérer la matière organique des eaux usées dans les stations d’épuration ou en lagunage.

De nombreux autres exemples d’innovation technologique se sont largement inspirés de la nature comme le sonar avec les chauves-souris, le velcro avec la bardane, petite plante de montagne…

Que serions-nous sans ressources naturelles ?

Notre énergie, notre alimentation, nos matériaux, la plupart de nos matières premières sont issues de la biodiversité d’hier (pétrole, gaz...) et d’aujourd’hui (bois, poissons…).

Exploitées sans limite, ces ressources ne sont pourtant pas inépuisables. Gérer durablement ce qui est prélevé dans la nature, c’est assurer notre avenir et celui des générations futures.

La biodiversité à travers nos pratiques

L’agriculture et la biodiversité, un couple indissociable.

Les éléments naturels (haies, plantes sauvages, insectes…) apportent de nombreux avantages aux cultures : pollinisation, qualité des sols, lutte biologique. Les pratiques agricoles extensives (pâturage…) assurent la préservation de certains milieux riches en biodiversité comme les prairies.

Pourtant, l’agriculture plus « industrielle » développée, depuis les années 60, n’a cessé de nier le rôle de ces éléments naturels. La diversité biologique en a été fortement appauvrie.

L’urbanisation galopante ne fait pas bon ménage avec la nature.

Le développement tentaculaire des villes, les voies de communication, l’habitat individuel grignotent et morcellent les « bonnes » terres agricoles et les espaces naturels.

Il est primordial de conserver des liaisons entre ces espaces pour laisser les espèces circuler, communiquer et donc assurer leur survie. Il s’agit de préserver de grands espaces naturels reliés par des corridors biologiques (Trames vertes et bleues - TVB), pour garantir le maintien de ces indispensables échanges.

Nos maisons sont des refuges.

Nos habitations, qui semblent si détachées de la nature, sont pourtant des abris indispensables à de nombreuses espèces si on sait les accueillir : chauve-souris, hérissons…se réfugient sous les combles ou un tas de bois, tandis que des plantes sauvages ne nécessitent qu’un peu de place dans nos jardins.

Pour nous en remercier, ces espèces peuvent nous débarrasser des nombreux moustiques ou orner nos jardins de fleurs colorées qui ne demandent aucun entretien !

Déplacer des espèces peut nuire gravement à la nature.

En transportant et en introduisant des espèces hors de leurs milieux, l’Homme joue à l’apprenti sorcier.

Les espèces envahissantes telles que l’« arbre à papillons » des jardins qui se développe les berges au détriment des espèces autochtones, menacent la biodiversité locale …
D’autres espèces, arrivées avec nos marchandises importées, colonisent de nouveaux milieux et imposent une concurrence impitoyable (comme le frelon asiatique qui détruit les ruches) à des espèces locales moins robustes.

Nos loisir seraient bien tristes sans nature à découvrir.

Le tourisme en Midi-Pyrénées doit beaucoup au patrimoine naturel.

Mais les activités de pleine nature et équipements touristiques ne sont pas toujours en harmonie avec l’environnement.

Une fréquentation trop importante non contrôlée peut avoir des impacts considérables : piétinement, cueillette, érosion, dérangement des animaux, déchets…

La biodiversité dans l'avenir

Le climat, facteur essentiel pour l’évolution de la biodiversité.

De tout temps, lors de phases glaciaires ou de réchauffement, des espèces ont disparu, d’autres les ont remplacées à un rythme très lent.
Aujourd’hui, l’accélération du changement climatique, causée principalement par l’activité humaine, est trop rapide pour permettre une adaptation naturelle des espèces.
Une augmentation de température de 2°C en 6000 ans a eu raison des mammouths, qu’adviendra-t-il de la biodiversité actuelle, et donc de l’espèce humaine, avec une augmentation de 2°C en 100 ans ?

Confronté à la disparition d’une espèce, comment réagir ?


De nombreuses espèces doivent leur extinction à l’impact des activités humaines, même si l’évolution en a fait disparaître beaucoup depuis l’apparition de la vie.
Aujourd’hui, face à la menace de disparition d’espèces, comme l’Ours ou la Jacinthe de Rome, l’Homme tente de rattraper les choses... Mais nos efforts sont-ils suffisants ?
Ne doit-on pas se donner les moyens de préserver la biodiversité pour ne pas arriver à des situations qui soulèvent des questions éthiques difficiles ?

En Midi-Pyrénées, on découvre toujours de nouvelles espèces

Sur 13 à 15 millions d’espèces estimées dans le monde, 1,8 sont identifiées à ce jour. Nous sommes loin de connaître l’ensemble de la biodiversité : en 2010, 163 espèces nouvelles d’araignées sont dénombrées dans la région dont 7 étaient inconnues pour la France !
Pour comprendre toutes les composantes de la vie, l’Homme a besoin d’apprendre. Ce savoir doit être partagé pour être préservé et utilisé. Par exemple, certaines plantes sont capables d’éloigner les insectes, c’est pourquoi dans les jardins, sont associés les œillets d’Inde avec les tomates.

Inverser le regard des collectivités publiques sur la nature.

Repenser l’aménagement du territoire en commençant d’abord des espaces à “ne pas toucher” (zones agricoles et forestières, espaces à forte valeur écologique) et en veillant à aménager des villes perméables à la nature : c’est la clé pour laisser la place nécessaire à la biodiversité.

Répondant aux nouvelles attentes de la société, les collectivités territoriales disposent des outils pour y parvenir si une forte volonté locale s’exprime.

Tous concernés !

La biodiversité, c'est l'affaire de tous !


Au travail, en vacances, à l’école ou chez soi, tout le monde peut agir à son niveau pour préserver la biodiversité.
Changer ses habitudes et son regard soutenir une association, sont autant de manières de faire entrer la biodiversité dans notre quotidien.
La sensibilisation du public, et en particulier des enfants, est un élément essentiel de cette réussite.

Pour plus de renseignements, contactez le Cinq au 06 16 33 42 84 ou au 09 66 02 00 77.